{"id":18673,"date":"2023-03-14T16:29:47","date_gmt":"2023-03-14T15:29:47","guid":{"rendered":"https:\/\/www.soralia.be\/accueil\/?p=18673"},"modified":"2024-08-16T09:50:26","modified_gmt":"2024-08-16T07:50:26","slug":"quand-le-cancer-du-sein-questionne-la-feminite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.soralia.be\/accueil\/quand-le-cancer-du-sein-questionne-la-feminite\/","title":{"rendered":"Quand le cancer du sein questionne la f\u00e9minit\u00e9"},"content":{"rendered":"<p><div class=\"fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-1 fusion-flex-container has-pattern-background has-mask-background nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling\" style=\"--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-flex-wrap:wrap;\" ><div class=\"fusion-builder-row fusion-row fusion-flex-align-items-flex-start fusion-flex-content-wrap\" style=\"max-width:1248px;margin-left: calc(-4% \/ 2 );margin-right: calc(-4% \/ 2 );\"><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-0 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-flex-column\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:100%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:1.92%;--awb-margin-bottom-large:20px;--awb-spacing-left-large:1.92%;--awb-width-medium:100%;--awb-order-medium:0;--awb-spacing-right-medium:1.92%;--awb-spacing-left-medium:1.92%;--awb-width-small:100%;--awb-order-small:0;--awb-spacing-right-small:1.92%;--awb-spacing-left-small:1.92%;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-column-has-shadow fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column\"><div class=\"fusion-image-element \" style=\"--awb-aspect-ratio:3 \/ 2;--awb-caption-title-font-family:var(--h2_typography-font-family);--awb-caption-title-font-weight:var(--h2_typography-font-weight);--awb-caption-title-font-style:var(--h2_typography-font-style);--awb-caption-title-size:var(--h2_typography-font-size);--awb-caption-title-transform:var(--h2_typography-text-transform);--awb-caption-title-line-height:var(--h2_typography-line-height);--awb-caption-title-letter-spacing:var(--h2_typography-letter-spacing);\"><span class=\" fusion-imageframe imageframe-none imageframe-1 hover-type-none has-aspect-ratio\" style=\"border:1px solid #000000;\"><img decoding=\"async\" width=\"2560\" height=\"1707\" title=\"pexels-michelle-leman\" src=\"https:\/\/www.soralia.be\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/7.-cancer-pexels-michelle-leman-6798877-scaled.jpg\" class=\"img-responsive wp-image-18674 img-with-aspect-ratio\" data-parent-fit=\"cover\" data-parent-container=\".fusion-image-element\" alt srcset=\"https:\/\/www.soralia.be\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/7.-cancer-pexels-michelle-leman-6798877-200x133.jpg 200w, https:\/\/www.soralia.be\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/7.-cancer-pexels-michelle-leman-6798877-400x267.jpg 400w, https:\/\/www.soralia.be\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/7.-cancer-pexels-michelle-leman-6798877-600x400.jpg 600w, https:\/\/www.soralia.be\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/7.-cancer-pexels-michelle-leman-6798877-800x533.jpg 800w, https:\/\/www.soralia.be\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/7.-cancer-pexels-michelle-leman-6798877-1200x800.jpg 1200w, https:\/\/www.soralia.be\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/7.-cancer-pexels-michelle-leman-6798877-scaled.jpg 2560w\" sizes=\"(max-width: 640px) 100vw, 1200px\" \/><\/span><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-1\"><h5><strong>En Belgique, 1 femme sur 9 est diagnostiqu\u00e9e d\u2019un cancer du <a href=\"https:\/\/cancer.be\/cancer\/cancer-du-sein\/facteurs-de-risque-du-cancer-du-sein\/#:~:text=Le%20cancer%20du%20sein%20est,ans%20qui%20suivront%20le%20diagnostic.\">sein<\/a> . Heureusement, le taux de survie ne cesse de s\u2019am\u00e9liorer depuis les ann\u00e9es\u00a0 1980! En moyenne, 2\/3 des femmes survivent \u00e0 la <a href=\"https:\/\/pink-ribbon.be\/fr\/sur-le-cancer-du-sein\/cijfers-over-borstkanker-1\">maladie<\/a> [2]. Dans les traitements possibles, il y a les op\u00e9rations chirurgicales qui entra\u00eenent une ablation (partielle ou totale) des seins touch\u00e9s, appel\u00e9e mastectomie. \u00c0 partir de ce moment-l\u00e0, les femmes n\u2019entendent parler que de perte : perte du sein, perte de la f\u00e9minit\u00e9, perte du regard masculin port\u00e9 sur elles\u2026 Dans ce contexte, la reconstruction mammaire (avec des proth\u00e8ses ou de la graisse) est largement promue par les m\u00e9decins. Mais, quelle est la v\u00e9ritable place du \u00absein malade\u00bb dans le champ m\u00e9dical? Le cancer du sein peut-il remettre en question la f\u00e9minit\u00e9, et surtout, la mani\u00e8re dont la soci\u00e9t\u00e9 la d\u00e9finit?<\/strong><\/h5>\n<\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-2\"><h4><strong>Des pratiques qui d\u00e9rangent<\/strong><\/h4>\n<p>Une anthropologue, Corinne Fortier, indique dans ses recherches que la reconstruction mammaire ne semble pas \u00eatre propos\u00e9e aux patientes uniquement dans un but de \u00ab\u2009<a href=\"https:\/\/journals.openedition.org\/droitcultures\/6721\">r\u00e9paration<\/a>\u2009\u00bb . Cette chirurgie plastique aurait aussi \u00ab\u2009un but sexuel moins avou\u00e9, visant \u00e0 modeler le corps f\u00e9minin selon des fantasmes masculins\u2009\u00bb, affirme la chercheuse Corinne <a href=\"https:\/\/journals.openedition.org\/droitcultures\/6721\">Fortier<\/a>. En effet, le sein \u00ab\u2009artificiel\u2009\u00bb devient le sein de r\u00e9f\u00e9rence auquel celui d\u2019origine se doit de correspondre malgr\u00e9 sa bonne sant\u00e9. Les objectifs\u2009? Assurer une \u00ab\u2009sym\u00e9trie\u2009\u00bb de la poitrine [1] et accompagner la reconstruction d\u2019une augmentation mammaire. Si cela rejoint la volont\u00e9 \u00e9clair\u00e9e de la patiente, le processus m\u00e9dical est \u00e9videmment pertinent.<\/p>\n<p>Mais que se passe-t-il si la patiente ne veut pas une augmentation mammaire\u2009? Reconstruire un sein aussi similaire que possible \u00e0 l\u2019original (ce qui est tout \u00e0 fait faisable au niveau technique) ou r\u00e9duire la taille de la poitrine \u00e0 reconstruire semble peu pertinent et concevable aux yeux de ces chirurgien\u00b7ne\u00b7s. Lorsque des patientes d\u00e9cident de ne pas faire de reconstruction mammaire, certain\u00b7e\u00b7s m\u00e9decins peuvent tenter de les dissuader et d\u2019insister sur les b\u00e9n\u00e9fices de cette op\u00e9ration. Or, le choix que l\u2019on pose est souvent la cons\u00e9quence d\u2019une r\u00e9flexion qui se construit entre la\u00b7le m\u00e9decin et la patiente\u2026 Cette situation entra\u00eene une marge de n\u00e9gociation limit\u00e9e entre ce que souhaite la patiente et ce qu\u2019impose la\u00b7le m\u00e9decin.<\/p>\n<p>Cependant, ces pratiques parfois questionnables semblent d\u00e9pendre de l\u2019\u00e2ge ou du sexe des patient\u00b7e\u00b7s. Les femmes consid\u00e9r\u00e9es comme \u00ab trop vieilles \u00bb se voient moins proposer une reconstruction. Par ailleurs, lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un homme avec un cancer du sein (ces formes de cancers touchant 99 % de femmes et 1% d\u2019hommes), une mastectomie est accomplie, mais aucune reconstruction chirurgicale ne leur est sugg\u00e9r\u00e9e, pas m\u00eame celle de l\u2019ar\u00e9ole ou du mamelon. Comme si, \u00e0 la diff\u00e9rence des femmes, celle-ci \u00e9tait moins d\u00e9terminante pour leur <a href=\"https:\/\/journals.openedition.org\/droitcultures\/6721\">image<\/a>.<\/p>\n<h4><strong>\u00catre un \u00ab\u2009corps-objet\u2009\u00bb\u2009?<\/strong><\/h4>\n<p>Les patient\u00b7e\u00b7s sont encore trop souvent consid\u00e9r\u00e9\u00b7e\u00b7s dans le champ m\u00e9dical comme un \u00ab\u2009corps-objet\u2009\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire un corps \u00e0 soigner, sans singularit\u00e9 <a href=\"https:\/\/www.editionspoints.com\/ouvrage\/seins-camille-froidevaux-metterie\/9782757889701\">individuelle<\/a> . Or, lorsqu\u2019il s\u2019agit de patientEs, cet effet \u00ab corps-objet \u00bb dans le champ m\u00e9dical est \u00ab doubl\u00e9\u00bb, car dans la soci\u00e9t\u00e9 actuelle, le corps d\u2019une femme en bonne sant\u00e9 est d\u00e9j\u00e0 consid\u00e9r\u00e9 comme un objet en soi. Cela se remarque d\u2019autant plus avec les seins qu\u2019une autre partie du <a href=\"https:\/\/journals.openedition.org\/droitcultures\/6721\">corps<\/a>. L\u2019opportunit\u00e9 du \u00ab\u2009sein malade\u2009\u00bb est donc trop belle : on peut \u00e0 la fois le gu\u00e9rir et le conformer aux normes, aux d\u00e9sirs masculins. L\u2019exemple de l\u2019augmentation mammaire effectu\u00e9e durant une op\u00e9ration de reconstruction parle de lui-m\u00eame : \u00e0 une \u00e9tape cruciale o\u00f9 les femmes c\u00f4toient la mort, on leur rappelle, voire leur impose parfois, qu\u2019il leur faut avant tout, encore et toujours songer \u00e0 \u00eatre d\u00e9sirables et \u00e0 plaire. On voit donc ici qu\u2019il est difficile pour le personnel soignant et parfois certaines patientes de se d\u00e9tacher des dimensions symboliques du sein m\u00eame si la vie des femmes en d\u00e9pend.<\/p>\n<h4><strong>Faire ou ne pas faire une reconstruction mammaire\u2009?<\/strong><\/h4>\n<p>La mastectomie concerne 1\/3 des femmes atteintes de ce cancer. Sur ce tiers, 22% d\u2019entre elles choisissent de faire une reconstruction mammaire pour de multiples raisons (voir encadr\u00e9). Une tr\u00e8s grande majorit\u00e9 de femmes d\u00e9cident donc de ne pas faire de reconstruction. Pourtant, certain\u00b7e\u00b7s professionnel\u00b7e\u00b7s de la sant\u00e9 ne les \u00e9coutent pas et laissent sous-entendre aux patientes qu\u2019une majorit\u00e9 d\u2019entre elles le font <a href=\"https:\/\/www.editionspoints.com\/ouvrage\/seins-camille-froidevaux-metterie\/9782757889701\">syst\u00e9matiquement<\/a> ! &#8230;<\/p>\n<h4><strong>Pourquoi certaines femmes ne souhaitent-elles pas \u00eatre reconstruites\u2009?<\/strong><\/h4>\n<p>Premi\u00e8rement, de nombreuses femmes sont davantage effray\u00e9es \u00e0 l\u2019id\u00e9e de la mort. Elles ont donc recours \u00e0 un traitement plus radical, et se sentent presque soulag\u00e9es lorsque le sein malade est retir\u00e9. Par la suite, elles ne veulent pas forc\u00e9ment faire de nouvelles op\u00e9rations, car elles ont peur du risque de complications ou de cacher une r\u00e9cidive avec la reconstruction mammaire.<\/p>\n<p>Deuxi\u00e8mement, la f\u00e9minit\u00e9 est repr\u00e9sent\u00e9e par d\u2019autres parties du corps que la poitrine. Selon leur conception de la f\u00e9minit\u00e9, des traitements par radioth\u00e9rapie (entre autres) peuvent avoir plus d\u2019impact sur leur image de soi : prise de poids, perte des cheveux, diminution de la libido, apparition de rides li\u00e9es \u00e0 la maladie, etc. \u00c0 noter que l\u2019annonce d\u2019un cancer \u00ab\u2009chamboule\u2009\u00bb le mode de vie, qui peut faire relativiser les enjeux autour de l\u2019apparence physique, voire les rel\u00e9guer au second plan pour des questions de survie financi\u00e8re et sociale : comment continuer ses occupations\u2009? Assurer ses rentr\u00e9es financi\u00e8res\u2009? Enfin, la r\u00e9appropriation de sa nouvelle silhouette. Cette acceptation de l\u2019ablation augmente avec le temps, d\u2019autant plus si la\u00b7le partenaire l\u2019accepte \u00e9galement. L\u2019exp\u00e9rience de la maladie devient un levier de r\u00e9appropriation de son corps. La figure mythologique de l\u2019Amazone en est un bon exemple. Les Amazones sont \u00e0 l\u2019origine des guerri\u00e8res qui s\u2019amputent un sein pour mieux combattre avec un arc. Certaines femmes s\u2019identifient \u00e0 cette figure, se sentent victorieuses face \u00e0 la maladie dont les cicatrices sont des \u00ab\u2009blessures de guerre\u2009\u00bb. Les Amazones ont red\u00e9fini elles-m\u00eames leur f\u00e9minit\u00e9, avec des caract\u00e9ristiques g\u00e9n\u00e9ralement attribu\u00e9es aux hommes (combat, puissance, guerre) et au-del\u00e0 des normes de beaut\u00e9 contraignantes assign\u00e9es \u00e0 un genre. Elles l\u00e8vent aussi de nombreux tabous autour du corps. L\u2019Amazone est militante, car elle revendique au quotidien ou publiquement des corps diff\u00e9rents, beaux, suffisants, et \u00e9panouis (avec parfois un\u00b7e partenaire qui la soutient).<\/p>\n<h4><strong>Et c\u2019est quoi la f\u00e9minit\u00e9 alors\u2009?<\/strong><\/h4>\n<p>La f\u00e9minit\u00e9 n\u2019est donc pas restreinte aux corps pourvus de seins. Faire une reconstruction mammaire peut \u00eatre un acte positif quand celui-ci est consenti, \u00e9clair\u00e9 et n\u00e9cessaire pour la patiente. Le cancer du sein permet de remettre en question la binarit\u00e9 f\u00e9minine\/masculine et l\u2019identification physique sous-jacente. Les symboles et les r\u00f4les que la soci\u00e9t\u00e9 y rattache sont issus d\u2019un r\u00e9f\u00e9rentiel patriarcal stable, fixe et limit\u00e9. Encore aujourd\u2019hui, le patriarcat r\u00e9duit les femmes \u00e0 leurs seins et \u00e0 leur appareil sexuel et reproductif. Or, la r\u00e9alit\u00e9 est tout autre\u2009! Il existe une pluralit\u00e9 de f\u00e9minit\u00e9s et de corps, \u00e9voluant au cours du temps et des exp\u00e9riences de vie (la maladie en est une). En imposer une seule forme n\u2019a pas de sens\u2026 Finalement, dans notre soci\u00e9t\u00e9, s\u2019approprier son corps de femme, dans la maladie ou non, c\u2019est un combat f\u00e9ministe par excellence : celui qui fait de nous pleinement des \u00ab\u2009corps-sujets\u2009\u00bb qui se d\u00e9finissent elles-m\u00eames et agissent pour elles-m\u00eames, et non plus des \u00ab corps-objets \u00bb appartenant \u00e0 d\u2019autres qu\u2019\u00e0 soi-m\u00eame.<\/p>\n<h4><a href=\"https:\/\/cbcn.ca\/fr\/blog\/our-stories\/race-ethnicity\"><strong>LE SAVAIS-TU ?<\/strong><\/a><\/h4>\n<p><strong>Le taux de cancer du sein est l\u00e9g\u00e8rement plus \u00e9lev\u00e9 chez les femmes caucasiennes que chez toutes les autres femmes. Or, les femmes noires en meurent davantage. Elles sont diagnostiqu\u00e9es plus tardivement et les cancers d\u00e9velopp\u00e9s sont plus agressifs. En effet, il existe un lien g\u00e9n\u00e9tique entre les femmes afrodescendantes et une forme agressive du cancer, appel\u00e9 CSTN.<\/strong><\/p>\n<h4><strong>T\u00e9moignages [2]<\/strong><\/h4>\n<p><strong>Nous avons laiss\u00e9 la parole \u00e0 deux femmes ayant r\u00e9alis\u00e9 une reconstruction mammaire.<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li><strong>SOLINE<\/strong>\u00a0 \u00abIl y a deux ans, j\u2019ai d\u00e9couvert que j\u2019avais des kystes can[1]c\u00e9reux. Le m\u00e9decin m\u2019a dit que je devais retirer mon sein droit et j\u2019ai pris la d\u00e9cision de retirer les deux, car j\u2019avais peur de cette \u00e9p\u00e9e de Damocl\u00e8s au-dessus de ma t\u00eate. \u00c0 pr\u00e9sent, \u00e7a ne se voit pas que tout \u00e7a s\u2019est produit. Il y a beaucoup de gens qui croient que le cancer est derri\u00e8re moi parce qu\u2019il y a eu des op\u00e9rations et que mes seins sur le plan esth\u00e9tique sont r\u00e9par\u00e9s. Physiquement, \u00e7a va, mais la partie int\u00e9rieure doit aussi \u00eatre soign\u00e9e. Je dois encore me r\u00e9parer\u00bb.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li><strong>MARIANNE<\/strong> \u00abJe suis porteuse de g\u00e8nes\u00a0 BRCA1 d\u00e9faillants (comme l\u2019actrice Angelina Jolie) et j\u2019ai eu un cancer aux deux seins en 2012. C\u2019est un g\u00e8ne qui se transmet aux enfants et l\u2019un de mes fils jumeaux est porteur. Cette d\u00e9couverte a \u00e9t\u00e9 la chose la plus difficile dans ma maladie. Au d\u00e9but, j\u2019avais juste enlev\u00e9 les tumeurs, mais comme il y avait un risque de r\u00e9cidive j\u2019ai fait une ablation de mes deux seins. Ne pas avoir de seins du tout, c\u2019\u00e9tait dur. En 2020, j\u2019ai fait une reconstruction de mes seins \u00e0 partir de mes deux trois kilos de graisse en trop suite \u00e0 la m\u00e9nopause (rires). Je ne voulais pas de proth\u00e8ses. Je ne regrette pas d\u2019avoir fait cette reconstruction. C\u2019\u00e9tait un mal pour un bien m\u00eame si j\u2019ai d\u00fb faire le deuil de mes anciens seins et que c\u2019\u00e9tait terrible de passer par tout \u00e7a. \u00c0 pr\u00e9sent, mes seins font partie int\u00e9grante de mon corps\u00bb.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>[1] Pourtant, une asym\u00e9trie des seins est naturelle et g\u00e9n\u00e9ralement peu flagrante.<\/p>\n<p>[2] Les noms ont \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9s.<\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-2 fusion-flex-container has-pattern-background has-mask-background nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling\" style=\"--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-flex-wrap:wrap;\" ><div class=\"fusion-builder-row fusion-row fusion-flex-align-items-flex-start fusion-flex-content-wrap\" 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