{"id":19489,"date":"2020-09-07T14:38:51","date_gmt":"2020-09-07T12:38:51","guid":{"rendered":"https:\/\/www.soralia.be\/accueil\/?p=19489"},"modified":"2024-08-27T15:14:03","modified_gmt":"2024-08-27T13:14:03","slug":"la-toile-et-les-violences-envers-les-femmes-petite-cartographie-et-perspectives","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.soralia.be\/accueil\/la-toile-et-les-violences-envers-les-femmes-petite-cartographie-et-perspectives\/","title":{"rendered":"La toile et les violences envers les femmes : petite cartographie et perspectives"},"content":{"rendered":"<p><div class=\"fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-1 fusion-flex-container has-pattern-background has-mask-background nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling\" style=\"--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-flex-wrap:wrap;\" ><div class=\"fusion-builder-row fusion-row fusion-flex-align-items-flex-start fusion-flex-content-wrap\" style=\"max-width:1248px;margin-left: calc(-4% \/ 2 );margin-right: calc(-4% \/ 2 );\"><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-0 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-flex-column\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:100%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:1.92%;--awb-margin-bottom-large:20px;--awb-spacing-left-large:1.92%;--awb-width-medium:100%;--awb-order-medium:0;--awb-spacing-right-medium:1.92%;--awb-spacing-left-medium:1.92%;--awb-width-small:100%;--awb-order-small:0;--awb-spacing-right-small:1.92%;--awb-spacing-left-small:1.92%;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-column-has-shadow fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column\"><div class=\"fusion-image-element \" style=\"--awb-caption-title-font-family:var(--h2_typography-font-family);--awb-caption-title-font-weight:var(--h2_typography-font-weight);--awb-caption-title-font-style:var(--h2_typography-font-style);--awb-caption-title-size:var(--h2_typography-font-size);--awb-caption-title-transform:var(--h2_typography-text-transform);--awb-caption-title-line-height:var(--h2_typography-line-height);--awb-caption-title-letter-spacing:var(--h2_typography-letter-spacing);\"><span class=\" fusion-imageframe imageframe-none imageframe-1 hover-type-none\" style=\"border:1px solid #000000;\"><img decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"600\" title=\"freepik\" src=\"https:\/\/www.soralia.be\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/violences-en-ligne-c-freepik-e1724764422843.jpg\" alt class=\"img-responsive wp-image-19493\"\/><\/span><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-1\"><h5><strong>Internet a-t-il augment\u00e9 la violence verbale ? Les r\u00e9seaux sociaux ont-ils invent\u00e9 de nouvelles formes d\u2019agression et de discours de haine ? Les femmes sont-elles davantage victimes des haters* sur la toile ? Comment analyser, en vue d\u2019actions pr\u00e9ventives, la violence sur la toile ? Voil\u00e0 quelques questions qu\u2019abordera cet <a href=\"https:\/\/ldll.ulb.be\/tous-les-articles\/\">article<\/a>.<\/strong><\/h5>\n<\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-2\"><h4><strong>Partir de la violence verbale<\/strong><\/h4>\n<p>La violence verbale a \u00e9t\u00e9 bien d\u00e9crite dans le domaine francophone notamment par les chercheuses fran\u00e7aises Claudine Mo\u00efse, B\u00e9atrice Fracchiola, Christina Romain et Nathalie Auger. Pour elles, la notion de \u00ab violence \u00bb, vague, n\u00e9cessite une approche interdisciplinaire et donc collective, sur l\u2019ensemble de la circulation des discours sociaux, de la conversation de rue \u00e0 la toile. Ensemble, elles ont cr\u00e9\u00e9 un groupe de recherche qui travaille depuis quinze ans \u00ab sur la violence verbale dans diff\u00e9rents contextes interactionnels : violence scolaire, genr\u00e9e, m\u00e9diatique, sexuelle et dans l&rsquo;espace public\u00a0 \u00bb. Elles d\u00e9finissent la violence verbale comme\u00a0 : \u00ab\u00a0 une mont\u00e9e en tension contextualis\u00e9e qui se d\u00e9cline \u00e0 travers diff\u00e9rentes \u00e9tapes (incompr\u00e9hension, n\u00e9gociation, \u00e9vitement, rench\u00e9rissement, renforcement\u2026), marqu\u00e9e par des \u00ab d\u00e9clencheurs de conflit \u00bb et par l\u2019emploi d\u2019une importante vari\u00e9t\u00e9 d\u2019actes de langage (harc\u00e8lement, m\u00e9pris, d\u00e9ni, <a href=\"https:\/\/hal.science\/hal-02502373\/document\">insulte<\/a>\u2026) \u00bb. De leur point de vue, la construction appel\u00e9e \u00ab\u00a0 multimodale\u00a0 \u00bb &#8211; c\u2019est-\u00e0-dire avec des supports visuels, graphiques, l\u2019importance des lieux &#8211; des interactions et des changements en jeu dans l\u2019espace urbain est au c\u0153ur de leur approche de la violence.<\/p>\n<h4><strong>De la violence num\u00e9rique\u2026<\/strong><\/h4>\n<p>La premi\u00e8re chose \u00e0 mettre en avant est que la toile offre une multiplicit\u00e9 de formes de violence au-del\u00e0 de la \u00ab\u00a0 simple\u00a0 \u00bb violence verbale. Les mots, les images, les \u00e9moticones, les vid\u00e9os, les photomontages, les m\u00e9canismes de circulation et de propagation autorisent \u00e0 parler de \u00ab\u00a0 violence num\u00e9rique\u00a0 \u00bb comme une reconfiguration de pratiques existantes mais combin\u00e9es et technologis\u00e9es. Dans son roman inspir\u00e9 de sa propre histoire de harc\u00e8lement en ligne, Les Yeux rouges, la journaliste et \u00e9crivaine belge <a href=\"https:\/\/www.seuil.com\/ouvrage\/les-yeux-rouges-myriam-leroy\/9782021429053\">Myriam Leroy<\/a> d\u00e9crit la violence gla\u00e7ante et inou\u00efe du d\u00e9tournement d\u2019image par un internaute harceleur : \u00ab\u00a0 Il terminait avec le joyau de sa collection, un d\u00e9licieux petit montage (et il mettait un point d\u2019interrogation entre parenth\u00e8ses apr\u00e8s montage) d\u2019une de mes photos officielles de la radio o\u00f9 le micro derri\u00e8re lequel je souriais avait \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9 par un p\u00e9nis en \u00e9rection et mon fond de teint par une \u00e9paisse couche de sperme et de sang \u00bb.<\/p>\n<p>La violence num\u00e9rique fait partie d\u2019un continuum, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019on n\u2019envisage pas une insulte isol\u00e9e par exemple mais une progressive mont\u00e9e en tension, qui peut partir d\u2019une r\u00e9flexion suppos\u00e9e humoristique pour aboutir \u00e0 du harc\u00e8lement qualifi\u00e9. Cette notion de continuum est un mode de pens\u00e9e qui a \u00e9t\u00e9 conceptualis\u00e9 dans le champ des \u00e9tudes f\u00e9ministes sur les violences faites aux femmes. Dans ce m\u00eame continuum, on retrouve aussi, entre autres, le harc\u00e8lement en ligne et la cyberviolence.<\/p>\n<h4><strong>\u2026 \u00c0 la cyberviolence<\/strong><\/h4>\n<p>La cyberviolence se d\u00e9finit comme un acte agressif, intentionnel, perp\u00e9tr\u00e9 par un individu ou un groupe aux moyens de courriels, SMS, r\u00e9seaux sociaux, jeux en ligne, etc. Elle pr\u00e9sente des sp\u00e9cificit\u00e9s li\u00e9es aux m\u00e9dias num\u00e9riques : capacit\u00e9 de diss\u00e9mination vers un large public, caract\u00e8re incessant, difficult\u00e9 d\u2019identifier l\u2019auteur et d\u2019agir une fois les messages diffus\u00e9s. La cyberviolence recouvre des r\u00e9alit\u00e9s et des ph\u00e9nom\u00e8nes vari\u00e9s : photos publi\u00e9es sans autorisation ou modifi\u00e9es, happy slapping*, diffusion d\u2019images \u00e0 caract\u00e8re pornographique, usurpation d\u2019identit\u00e9, violation de l\u2019identit\u00e9, menaces ou diffamation. Elle amplifie et prolonge des ph\u00e9nom\u00e8nes tels que moqueries, brimades, insultes, discriminations, violences physiques, etc., voire exclusion du groupe de pairs, \u00e9l\u00e9ment essentiel de la sociabilit\u00e9 juv\u00e9nile. Elle est assimil\u00e9e \u00e0 la pratique du harc\u00e8lement comme comportement d\u2019intimidation, o\u00f9 se superposent railleries et humiliations extr\u00eames et r\u00e9p\u00e9t\u00e9es pouvant d\u00e9boucher sur des cons\u00e9quences funestes pour les victimes (isolement, probl\u00e8mes physio-psychologiques, suicides). Le terme est donc utilis\u00e9 pour d\u00e9signer un probl\u00e8me social ancr\u00e9 dans le milieu scolaire, qui se caract\u00e9rise par sa r\u00e9p\u00e9tition.<\/p>\n<h4><strong>Parmi cette cyberviolence, le harc\u00e8lement en ligne<\/strong><\/h4>\n<p>Le harc\u00e8lement en ligne, qui va malheureusement souvent de pair avec la violence num\u00e9rique, comprend une vari\u00e9t\u00e9 de typologies : le bashing*, le bulliying*, le doxing*, le trollage*, le flaming* (des g\u00e9n\u00e9rateurs de d\u00e9s\u00e9quilibres et de conflits dans des discussions sur la toile), les variantes num\u00e9riques du slut-shaming*, les posts ad personam, les commentaires d\u00e9sobligeants (de la raillerie \u00e0 l\u2019injure), les d\u00e9tournements iconiques, les smileys d\u00e9gradants, les bloquages, les signalements. Les chercheuses\u00b7eurs Aur\u00e9lie Berguer, Catherine Blaya et Julien Berthaud visent \u00e0 \u00e9tendre la cyberviolence \u00e0 des formes h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes de violence qu\u2019on ne peut r\u00e9duire aux manifestations du harc\u00e8lement\u00a0 : \u00ab\u00a0 Nous proposons une d\u00e9finition plus \u00ab\u00a0large\u00a0\u00bb de la cyberviolence, permettant, selon nous, de ne pas enfermer les jeunes interrog\u00e9\u00b7e\u00b7s dans des d\u00e9finitions pr\u00e9con\u00e7ues a <a href=\"https:\/\/shs.hal.science\/halshs-00661323\">priori<\/a>\u00a0 \u00bb. En effet, en d\u00e9terminant a priori ce qui rel\u00e8ve ou non du harc\u00e8lement, on enl\u00e8ve la possibilit\u00e9 \u00e0 la victime de relever des \u00e9l\u00e9ments absents mais pertinents en mati\u00e8re de ressenti comme violence.<\/p>\n<p>D\u2019autres chercheuses\u00b7eurs d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9\u00b7e\u00b7s arpentent les art\u00e8res de la toile pour \u00e9tudier les formes originales que la violence verbale en milieu num\u00e9rique peut prendre et les formes in\u00e9dites de violence num\u00e9rique (le num\u00e9rique comme pratique en soi violente). Qu\u2019il s\u2019agisse de mails en milieu professionnel ou de caricatures d\u2019hommes et de femmes politiques, des violences sp\u00e9cifiques \u00e0 l\u2019\u00e9gard des minorit\u00e9s, insultes racistes, antis\u00e9mites, islamophobes, sexistes, LGBTQIA+phobes, grossophobes\u2026. Plus encore, la violence a pris une place cruciale comme objet des \u00e9changes. Que cela signifie-t-il ? On discute souvent violemment sur la toile mais on discute aussi beaucoup des violences ressenties et \u00e9prouv\u00e9es, la propagation allant somme toute de pair avec la stigmatisation et la d\u00e9nonciation.<\/p>\n<h4><strong>Les femmes davantage touch\u00e9es ?<\/strong><\/h4>\n<p>Le terme cyberviolence est particuli\u00e8rement employ\u00e9 pour d\u00e9signer les violences \u00e0 l\u2019\u00e9gard des femmes sur la toile, et celle-ci regorge de t\u00e9moignages dont ce rapport de l\u2019ONU en 2015 qui insiste sur la violence genr\u00e9e du net : \u00ab En mai [2016], le hashtag Twitter #MyTroll a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 en Am\u00e9rique du Nord par des femmes pour raconter comment elles \u00e9taient harcel\u00e9es en ligne \u2013 menaces de mort, de viol, incitation au suicide, ou encore doxing*, [&#8230;] <a href=\"https:\/\/www.nouvelobs.com\/rue89\/rue89-internet\/20150926.RUE0723\/l-onu-alerte-la-cyberviolence-contre-les-femmes-augmente.html\">swatting<\/a>. Les abondants t\u00e9moignages de femmes m\u00e9diatis\u00e9es ou anonymes ont montr\u00e9 le lien entre violences sur la toile et public f\u00e9minin, sachant que la prise de parole publique d\u2019une femme est potentiellement davantage susceptible de recevoir des commentaires violents, d\u2019autant plus si elle adopte certains postures argumentatives et langagi\u00e8res traditionnellement consid\u00e9r\u00e9es comme masculines dans les imaginaires : assertion, mots crus\u2026 De m\u00eame, les femmes d\u00e9fendant des positions contre les normes classiques de beaut\u00e9 et les injonctions corporelles et mentales sont la cible des haters* et autres trolls* mais pas que : il ne faut pas diaboliser ces types de commentaires car souvent ce sont des citoyen\u00b7ne\u00b7s lambdas qui se d\u00e9chainent sur la toile. Mais qui s\u2019organisent, qui suivent telle ou telle youtubeuse et qui d\u00e9clenchent des r\u00e9actions group\u00e9es et cibl\u00e9es pour encore une fois obliger la femme \u00e0 se poser en victime. Et qui insultent en usant des diff\u00e9rents modes de communication technologique, menacent, appellent au viol et au b\u00fbcher.<\/p>\n<h4><strong>R\u00e9plique, r\u00e9action, riposte ?<\/strong><\/h4>\n<p>C\u2019est cette piste sur la r\u00e9flexion possible en ligne des effets produits par des discours violents qui met en avant l\u2019importance, coupl\u00e9e \u00e0 l\u2019effet de continuum, de pouvoir pointer des mont\u00e9es en tension, m\u00eame si malheureusement les violences peuvent aussi d\u00e9buter \u00e0 l\u2019origine d\u2019une conversation ou d\u2019un post. Rep\u00e9rer les indices d\u2019une d\u00e9rive violente en la pensant dans un syst\u00e8me de violences et non pas justement comme un d\u00e9rapage accidentel, de \u00ab\u00a0 l\u2019humour noir\u00a0\u00bb, du \u00ab\u00a0juste virtuel\u00a0\u00bb qui ne serait donc ni grave ni mena\u00e7ant. La possibilit\u00e9 d\u2019une riposte verbale qui entraine d\u00e8s lors une sorte de reconnaissance de celui ou celle qui agresse peut s\u2019av\u00e9rer dangereux. Bien souvent d\u2019ailleurs les harcel\u00e9es se terrent et se taisent, abandonnant leurs comptes sur les r\u00e9seaux sociaux. Ce qui ne les emp\u00eache pas de se lancer dans des proc\u00e9dures juridiques qui sont extr\u00eamement \u00e9prouvantes, longues et productrices encore de circulation de discours haineux \u00e0 leur endroit. Les espaces que l\u2019on dit \u00ab\u00a0safe\u00a0\u00bb sont recherch\u00e9s et souvent d\u2019ailleurs incompris, comme si la \u00ab\u00a0 bonne attitude\u00a0 \u00bb \u00e9tait forc\u00e9ment dans la r\u00e9plique argument\u00e9e ou la riposte verbale brillante. L\u00e0 encore c\u2019est un mod\u00e8le patriarcal d\u2019une rh\u00e9torique publique, partag\u00e9e, d\u2019une \u00e9loquence, d\u2019un brio pour reprendre le mot-titre du film d\u2019Yvan Attal, o\u00f9 l\u2019abject personnage jou\u00e9 par Daniel Auteuil apprend avec condescendance et paternalisme les \u00ab\u00a0trucs\u00a0\u00bb \u00e9loquents pour gagner \u00e0 tout prix, privil\u00e9giant une rh\u00e9torique sans \u00e9thique. D\u00e9velopper une parole alternative serait d\u00e8s lors la piste que certaines ont commenc\u00e9 \u00e0 creuser : qu\u2019il s\u2019agisse de Christiane Taubira r\u00e9pondant aux attaques haineuses par la d\u00e9clamation d\u2019un po\u00e8me ou de la slameuse Lisette Lomb\u00e9 mettant en rythme les paroles des exclu\u00b7e\u00b7s\u2026 La po\u00e9sie pour et par toutes et tous ? \u00c0 suivre.<\/p>\n<h4><strong>*LEXIQUE<\/strong><\/h4>\n<p><strong>BASHING :<\/strong> le terme signifie \u00ab d\u00e9nigrement \u00bb. En anglais, le verbe \u00ab bash \u00bb veut dire frapper, cogner. Le bashing, c\u2019est se d\u00e9fouler en critiquant, insultant, colportant des rumeurs et mensonges sur quelqu\u2019un, un groupe ou quelque chose. (Source : Fil Sant\u00e9 Jeunes)<\/p>\n<p><strong>BULLYING :<\/strong> intimidation et toutes formes de violence physique, verbale ou psychologique qui ont lieu \u00e0 l\u2019\u00e9cole, \u00e0 plusieurs reprises et dans le temps. (Source : Les d\u00e9finitions) DOXING : recherche puis divulgation d\u2019informations personnelles : adresse, t\u00e9l\u00e9phone, mail, etc. (Source : ONU)<\/p>\n<p><strong>FLAMING :<\/strong> fait de poster sur Internet des messages diffamatoires. Le flaming est souvent utilis\u00e9 sur les r\u00e9seaux sociaux ou par messagerie instantan\u00e9e. (Source : Yapaka)<\/p>\n<p><strong>HAPPY SLAPPING :<\/strong> pratique consistant \u00e0 filmer l&rsquo;agression physique d&rsquo;une personne. (Source : Wikipedia) HATERS : harceleurs<\/p>\n<p><strong>SLUT SHAMING :<\/strong> le slut-shaming, que l\u2019on pourrait traduire par \u00ab stigmatisation des salopes \u00bb, consiste \u00e0 rabaisser ou culpabiliser une femme \u00e0 cause de son comportement sexuel (pratiques, nombre de partenaires, v\u00eatements \u00ab provocants \u00bb\u2026) (Source : Madmoizelle)<\/p>\n<p><strong>SWATTING :<\/strong> envoi de la police chez quelqu\u2019un en se faisant passer pour lui et en avouant un pr\u00e9tendu meurtre. (Source : ONU)<\/p>\n<p><strong>TROLLAGE :<\/strong> technique consistant \u00e0 emp\u00eacher le bon fonctionnement d&rsquo;un forum de discussion sur Internet en parlant de sujets provocateurs qui n&rsquo;ont rien \u00e0 voir ou en \u00e9ditant des centaines de messages \u00e0 la suite pour stopper la discussion. (Source : L\u2019internaute)<\/p>\n<p>[1] Une version longue de cet article est parue dans la revue Le Discours et la langue 9.2, 2016 sous le titre : \u00ab Un observable reconfigur\u00e9 : la violence verbale dans l\u2019espace num\u00e9rique et ses circul\u00e8mes (autour de l\u2019insulte \u00e0 Taubira) \u00bb.<\/p>\n<h4><strong>Autod\u00e9fense &#8211; Trouver la force en soi pour lutter<\/strong><\/h4>\n<p><strong>Laisser s\u2019exprimer notre col\u00e8re et notre force, c\u2019est peut-\u00eatre encore un challenge pour beaucoup d\u2019entre nous, tellement la soci\u00e9t\u00e9 nous apprend \u00e0 \u00eatre conciliantes et \u00e0 \u00e9viter le conflit. Pourtant, nos ressources internes existent bel et bien. Et nul besoin d\u2019\u00eatre championne d\u2019halt\u00e9rophilie pour \u00e7a ! En situation d\u2019agression, l\u2019autod\u00e9fense physique &#8211; mais aussi verbale &#8211; devient un puissant moyen d\u2019utiliser nos potentiels de r\u00e9action et de ne plus faire de nous des victimes passives. Que ce soit pour nourrir notre sens de la r\u00e9partie, nous sentir plus \u00e0 l\u2019aise d\u2019agir lorsqu\u2019on est t\u00e9moin de harc\u00e8lement ou d\u2019agression ou encore conna\u00eetre certaines techniques pour nous d\u00e9faire de l\u2019emprise d\u2019un agresseur, les stages et cours d\u2019autod\u00e9fense f\u00e9ministes sont de pr\u00e9cieux outils.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Plus d\u2019info : www.garance.be, www.wendo.be et <a href=\"http:\/\/www.cvfe.be\">www.cvfe.be<\/a><\/strong><\/p>\n<p><strong>Mathilde Largepret<\/strong><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-2 fusion-flex-container has-pattern-background has-mask-background nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling\" style=\"--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-flex-wrap:wrap;\" ><div class=\"fusion-builder-row fusion-row fusion-flex-align-items-flex-start fusion-flex-content-wrap\" style=\"max-width:1248px;margin-left: calc(-4% \/ 2 );margin-right: calc(-4% \/ 2 );\"><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-1 fusion_builder_column_1_3 1_3 fusion-flex-column\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:33.333333333333%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:5.76%;--awb-margin-bottom-large:20px;--awb-spacing-left-large:5.76%;--awb-width-medium:33.333333333333%;--awb-order-medium:0;--awb-spacing-right-medium:5.76%;--awb-spacing-left-medium:5.76%;--awb-width-small:100%;--awb-order-small:0;--awb-spacing-right-small:1.92%;--awb-spacing-left-small:1.92%;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-column-has-shadow fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column\"><div class=\"fusion-person person fusion-person-left fusion-person-1 fusion-person-icon-top\" 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