Analyse rédigée par Anissa D’ortenzio

En Belgique, plus de 500.000 personnes sont considérées comme des « malades de longue durée » alors qu’au début des années 2000, ces dernières n’étaient que 200.000. L’augmentation semble vertigineuse. En réaction, le gouvernement Arizona, qui possède une vision spécifique du travail, multiplie ses réformes politiques concernant ces malades de longue durée depuis 2024.
Mais, qui désigne-t-on réellement lorsque l’on parle de « malades de longue durée » ?

Derrière cette expression supposée être neutre se jouent des définitions et des visions du monde profondément différentes. Deux cadres d’interprétation semblent prédominants. En effet, les personnes malades de longue durée sont tantôt perçues à travers le prisme économique, et tantôt envisagées sous l’angle de la santé. Ces représentations sociales impliquent des actions politiques et un modèle de société bien distinct. Dans cette perspective, cette analyse explore comment les mots façonnent les problèmes de société et orientent les solutions que nos politiques jugent légitimes.

Anissa D’Ortenzio, « Malades de longue durée: l’importance des mots et des représentations » , analyse Soralia 2026, URL : https://www.soralia.be/wp-content/uploads/2026/04/Analyse2026-Malades-longue-duree-importance-des-mots.pdf