Analyse rédigée par Solsoc

Le génocide à Gaza et l’intensification de la colonisation en Cisjordanie ont plongé l’économie palestinienne dans une situation catastrophique. Cette situation s’inscrit toutefois dans la continuité de décennies de fragilité économique, de dé-développement et de contraintes structurelles imposées par l’occupation et le blocus opérés illégalement par Israël. Déjà profondément affaibli, le tissu socio-économique palestinien offre aujourd’hui très peu de perspectives d’emploi, aggravant plus particulièrement la vulnérabilité des femmes.

La situation des Palestiniennes révèle une contradiction frappante : si elles ont des taux de scolarisation et de formation supérieurs à la moyenne mondiale, cela ne se traduit pas en matière de taux d’emploi. Les femmes ont un taux de participation sur le marché du travail très faible, entre 18 et 20% seulement selon les années, soit l’un des plus bas au monde.
La participation des femmes au marché du travail est un indicateur clé de développement économique, mais aussi de capacité de résilience d’un pays face aux chocs économiques avec un minimum de fragmentation sociale. Plus le taux de participation au marché de l’emploi est élevé, moins on observe d’inégalité de genre dans la société. Qu’est-ce qui explique donc qu’en Palestine, le taux de participation des femmes est si bas ?

Solsoc, « Palestine : quand l’occupation confisque aussi le travail des femmes » , analyse Soralia 2026, URL : https://www.soralia.be/wp-content/uploads/2026/02/Analyse2026-Palestine-travail-des-femmes.pdf