Analyse rédigée par Florence Vierendeel
À l’heure où les équilibres démocratiques à travers le monde sont fragilisés, tant au niveau national qu’international, la question de la protection des droits fondamentaux se pose avec une acuité particulière. En Belgique, l’arrivée du gouvernement fédéral, dit « Arizona », s’inscrit dans un contexte marqué par un durcissement des discours et des pratiques à l’égard du droit de protester, de la liberté d’association et de la liberté d’expression. Ces libertés, pourtant constitutives de toute société démocratique, font l’objet de remises en cause croissantes, tant sur le plan législatif que symbolique.
Cette analyse, issue d’une interview menée avec Carine Thibaut, directrice générale d’Amnesty International Belgique francophone, s’inscrit dans une démarche d’éducation permanente visant à interroger de manière critique les évolutions en cours, à en comprendre les mécanismes structurels et à mettre en lumière leurs conséquences sur le tissu associatif et la participation citoyenne. Il s’agit de questionner les glissements autoritaires à l’œuvre et de réaffirmer le rôle central de la mobilisation collective dans la défense des droits humains.