Ce 9 janvier, le président du Comité de pilotage du RER, Jean-Pierre Hansen, annonçait (Le Soir 9/01/2019) l’obtention  d’un accord sur un billet et un abonnement multitransports à Bruxelles et dans la proche périphérie et, de ce fait, un tarif unique pour la première zone du RER bruxellois. Concrètement, à la mi-2019, les voyageuses/eurs pourraient ainsi bénéficier des services de la SNCB, de la Stib, de De Lijn, et des Tec, sur un territoire périphérique qui s’étendra jusqu’à 11,5 kms de la Région.

En tant que mouvement portant des revendications sociales et politiques et défendant les droits des citoyen-ne-s, nous ne pouvons que nous réjouir d’un tel accord. En effet, la mobilité est un aspect fondamental de la vie quotidienne, indispensable pour l’émancipation et l’autonomie de chacun-e.

Le système d’application en Belgique, où les transports en commun sont des compétences soit fédérales (pour la SNCB), soit régionales (pour la STIB, le TEC et De Lijn), peut impliquer une multiplicité des opérateurs de transports. Les femmes sont particulièrement concernées car les statistiques[1] démontrent qu’elles sont plus nombreuses que les hommes à utiliser les transports en commun. Faciliter la vie des voyageuses/eurs grâce à l’intermodalité en combinant des tickets ou des abonnements entre opérateurs régionaux et l’opérateur fédéral nous paraît donc une excellente initiative !

Nous saluons également la future création d’une « agence de la Mobilité » annoncée par le ministre fédéral de la Mobilité François Bellot. Il est en effet primordial que cette thématique transversale qu’est la mobilité reste une priorité des gouvernements, tant au niveau régional que fédéral, et tout particulièrement au niveau des transports en commun. La remise en cause du « tout-à-la-voiture » au profit de mobilités collectives, partagées et/ou douces se fait de plus en plus prégnante car des enjeux sociologiques, économiques, environnementaux et féministes y sont liés.

Pour approfondir le sujet sous l’angle du genre, nous vous proposons la lecture de notre étude publiée en décembre 2018 :  « Femmes et transports en commun : des parcours de combattantes ? »

[1] Inge VAN DER STIGHELEN et Eline HUYGENS, Gender en mobiliteit, literatuurstudie, Bruxelles, mars 2015, p. 9.

 

Contact : Stéphanie Jassogne – stephanie.jassogne@solidaris.be – 02/5150406